Chapitre III :
Je vois quelqu'un allongé par terre et du sang. Je ne mets pas long à comprendre car je vois son bras, il a un tatouage ''LVX''.
Je me précipite vers lui malgré que la prof essaie de me retenir. Je touche son cou pour sentir son pou. Même que je n'aime pas cette profession, heureusement que mon frère m'a appris quelques trucs de médecins.
- Madame, 'lui faut une ambulance !
Entre temps, quelques profs ainsi que la directrice ont accouru pour voir ce qu'il s'était passé.
L'ambulance arrive, l'emmène. Moi, on me fait aller dans le bureau de la directrice mais elle n'est pas là, elle a dit qu'elle revenait... Je ne sais pas combien de temps ça fait. Mon cerveau est pire que la cafét' à l'heure de manger, tout se bouscule, je ne sais pas vraiment à quoi je pense, trop de pensées à la fois... Je suis assis. Mais quand me suis-je assis ?
Je regarde l'horloge en haut, au mur, il est 16h3o.
La directrice arrive. Elle entre et me regarde. Moi, je ne la regarde pas vraiment. Dit-elle quelque chose ?
- ...
Ma tête est lourde.
- Sebastian ? Sebastian, ça va ?
Je dit oui de la tête mais ça ne va pas vraiment.
- Sebastian que s'est-il passé ?
- Comment ça ?
- C'est vous ?
- Moi quoi ?
- Ne me prenez pas pour une idiote, c'est vous qui avez fait ça ?
Encore une fois, ça retombe sur moi. Mais cette fois ce n'est pas pareil, j'y suis vraiment pour quelque chose... Je ne lui répond pas.
Le téléphone sonne, elle répond. Je comprends que c'est l'hôpital, je la regarde.
Elle raccroche. Je lui demande :
- Il est vivant ?
Elle ne répond pas tout de suite. Mais elle finit par me dire :
- Il est vivant... dans le coma... mais vivant.
Mes yeux s'embrument...
- Alors, est-ce que c'est vous qui avez fait ça ?
- Madame, que j'ai fait ça ou pas, qu'il soit dans n'importe quel état, vous croyez vraiment que je vous le dirais ?
Ma voix tremble... Mais elle me connaît, elle sait bien que non...
- Tu peux rentrer chez toi... dit-elle en m'ouvrant la porte.
Je sors, je rentre chez moi... Tout le monde est déjà au courant, les nouvelles vont vites dans cette ville...
Mais je passe mon chemin. Je vais prendre une douche, l'eau bouillante me brûle le corps. Je reste bien une demi heure ainsi.
Je vais dans ma chambre et ferme à clé. Je me sens mal... Faut que je parle à quelqu'un.
Je sors par la fenêtre, heureusement que c'est pas trop haut. J'ai envoyé un sms à Fabian, je me dirige vers chez lui.
J'arrive, je frappa à la porte, il vient m'ouvrir, on va dans sa chambre. Il ferme la porte et me demande :
- C'est quoi l'histoire ?
J'ai un léger sourire.
- l'histoire...
Je soupirs.
Je lui raconte ''l'histoire'' depuis ce qu'il s'est passé il y a trois ans, le forum et jusqu'à « Lux' ».
- Je sais même pas son vrai nom...
Je finis de raconter. Je les larmes aux yeux. J'ai pas pleurer depuis la maternelle... j'ai du mal à comprendre.
- J'te connais depuis trois ans, j'sais tout de toi... mais c'est la première fois que je te vois pleurer. ^_^
- ...j'pleure pas...
Je me tourne et regarde par la fenêtre. Je sens sa main sur mon épaule, il me fait tourner.
- T'inquiète, j'dirais rien.
Il me serre contre lui. Je crois que c'est de ça que j'avais besoin, de savoir que quelqu'un est là pour moi.
Je reste encore un moment chez lui puis il me dit qu'il faudrait que je rentre me reposer. Il est 22hoo.
Je rentre et me couche.
Je me réveil, il est 1oh3o. J'ai très mal dormi. Je regarde mon portable, un nouveau message, je le lis :
« Hey, j'me doutais bien que tu viendrais pas.
Comment tu vas ?
J'passerais ce soir, doit t'amener des trucs...
Sash' viendra p't'être...
Doucement aujourd'hui hein !
Fait gaffe à toi.
Fab' »
Je lui répond. Mais ensuite je ne sais pas vraiment quoi faire... Je ne suis pas bien.
Finalement, je sais ce que je veux faire.
Je m'habille, un slim noir, un t-shirt violet. Je mets mes chaussures, une veste et un bonnet. Je sors et vais prendre le bus.
Je vais en ville, à l'hôpital. Une fois arrivé, je vais voir mon frère dans son bureau. J'entre mais il n'est pas là. Je ne sais même pas ce que je suis venu lui dire... Peu importe, je regarde sur son bureau et voit un dossier daté d'hier. Poussé par la curiosité, je l'ouvre et lis. ''Julien Hamon'' ... Je regarde le numéro de la chambre. Je m'y rends.
Je regarde à travers la vitre... Je sais pourquoi je suis venu.
Lorsque je me décide à entrer, je fais un pas en avant vers la chambre, un homme me retiens par le bras en poussant un « HEY ! » assez fort. Je vois mon frère qui accourt derrière.
- Sebastian... me dit-il en soupirant.
L'homme qui me tient par le bras me dit :
- Tu crois que je ne sais pas qui tu es ? vermine, dégage !
Mon frère s'empresse de lui répondre :
- Désolé M.Hamon, j'ignore ce qu'il fait ici...
Puis, me fixant du regard, il continue :
- Il s'en va immédiatement.
Je regarde l'homme... Je n'aime pas son regard. Je m'en vais, retourne au bureau de mon frère où il me rejoint quelques instants plus tard.
- David...
- Ta gueule... m'interrompt-il.
C'est directe... Il poursuit :
- Qu'est-ce que tu fou là ? Hein ?
- Je...
- Tu te rends compte de ce qu'il s'est passé ? Tu sais qui c'est ?
- David, j'...
- Sebastian t'es qu'un sal con ! T'as pas compris la situation dans laquelle on est à cause de toi ?
- David...
- T'es vraiment qu'un sal con...
- Ta gueule...
C'est mon tour de parler...
- Ce que je fais là ? Je suis venu voir Julien...
Il a l'air surpris que je sache son nom.
- Lui, je sais pas qui c'est mais je m'en fou, son regard, son air me plaît pas !
Je commence à m'énerver.
- Ce que j'ai fait, on s'en fou ! C'est pas le problème ! Je suis même pas directement impliqué...
- Qu'est-ce que tu fais là alors ?
- J'te l'ai dit...
- Mais encore ? Comment tu le connais ? J't'ai jamais entendu parler de lui !
- Ça m'regarde...
- J'suis désolé, tu ne peux pas le voir. Si son père ne veux pas, tu ne peux pas.
- Pourquoi ?
Mes yeux s'embrument à nouveau...
- Son père... c'est... comment dire... un homme très respecté, très riche aussi. C'est un peu grâce à lui que cet hôpital tient en place et c'est pareil pour bon nombre d'entreprises, etc de la ville et les environs.
La discussion dure encore un peu, mon frère, j'ai l'impression qu'il creuse ma tombe.
Environ une heure plus tard, je m'en vais. Je passe près de la chambre où est Julien. Son père est toujours là...
Je rentre chez moi.